SERVICES
Publié le 10 mai 2024
Lecture 3 min
L’ozonothérapie : ce soin naturel vieux de 150 ans qui revient au cœur de la médecine moderne
Quand on parle d’ozone, on pense d’abord à la couche atmosphérique qui nous protège du soleil. Mais il existe une tout autre histoire de l’ozone, une histoire médicale et scientifique, qui remonte à plus de 150 ans.
Un peu d’histoire
En 1840, le chimiste germano-suisse Christian Friedrich Schönbein découvre l’ozone lors d’expériences d’électrolyse de l’eau, à l’Université de Bâle. Il remarque une odeur particulière et nomme ce gaz ozone, du grec ozein, « sentir ».
Très vite, ses propriétés désinfectantes suscitent un fort intérêt médical. Dès la fin du XIXe siècle, il est utilisé pour purifier l’eau potable et traiter des plaies infectées, avant même l’invention des antibiotiques. Pendant la Première Guerre mondiale, les médecins militaires s’en servent pour soigner les blessures et prévenir la gangrène.
À partir des années 1970, un vrai renouveau scientifique s’opère : meilleure compréhension des mécanismes biologiques, normes de sécurité renforcées, protocoles standardisés. L’ozonothérapie devient une discipline médicale à part entière.
Mais concrètement, c’est quoi ?
L’oxygène que vous respirez contient deux atomes (O₂). L’ozone médical, lui, en contient trois (O₃). Cette différence lui confère des propriétés biologiques uniques. Administré à dose contrôlée, il agit comme un modulateur biologique : il stimule et soutient les mécanismes naturels de votre corps, sans les remplacer.
Comment il agit, au niveau cellulaire
À partir des années 1970, un vrai renouveau scientifique s’opère : meilleure compréhension des mécanismes biologiques, normes de sécurité renforcées, protocoles standardisés. L’ozonothérapie devient une discipline médicale à part entière.
Il agit également sur une autre voie clé de l’inflammation, le NF-κB. En freinant son activation, il réduit la fabrication cellulaire de molécules pro-inflammatoires — cytokines comme l’IL-6, l’IL-1β ou le TNF-α. Une partie de ce mécanisme passe justement par la voie Nrf2 : plus l’organisme produit d’antioxydants, plus il freine naturellement la cascade inflammatoire.
Les mitochondries sont les centrales énergétiques de vos cellules. Plusieurs études cliniques montrent que l’ozonothérapie améliore leur fonctionnement : une meilleure consommation d’oxygène, une capacité de réserve énergétique accrue, et donc une production d’énergie cellulaire (ATP) plus efficace.
Enfin, l’ozonothérapie agit sur le transport et la délivrance de l’oxygène aux tissus. Elle stimule la production de 2,3-DPG dans les globules rouges — une molécule qui facilite le relargage de l’oxygène de l’hémoglobine vers les tissus (un décalage vers la droite de la courbe de dissociation de l’oxyhémoglobine). En parallèle, elle augmente la production de monoxyde d’azote (NO), qui favorise la vasodilatation et améliore la perfusion sanguine périphérique. Résultat combiné : une meilleure oxygénation cellulaire, jusque dans les tissus les moins bien irrigués. Ces mécanismes d’oxygénation et de perfusion pourraient théoriquement contribuer à une meilleure tolérance à l’effort, un axe actuellement étudié en recherche clinique.
D’autres effets sont décrits dans la littérature scientifique :
Ce qui change aujourd’hui, et les modes d’administration
• Le SSO₃ (Sérum Salé Ozonisé) : l’ozone intégré dans un liquide physiologique pour une diffusion homogène et une meilleure tolérance
• Le micro- et nanobubbling : des bulles d’ozone réduites à l’échelle nanoscopique, plus stables et plus efficaces au niveau cellulaire
• Des protocoles personnalisés : doses et méthodes adaptées à chaque patient, selon son profil et ses besoins
Selon la zone à traiter, l’ozone médical peut être administré de différentes façons :
• Infiltrations articulaires, pour les douleurs et pathologies dégénératives des articulations
• Infiltrations para-vertébrales, pour les douleurs du dos et les pathologies discales
• Infiltrations péri-tendineuses, pour les tendinopathies
• Infiltrations intramusculaires, pour les douleurs et tensions musculaires
• D’autres voies existent selon l’indication (sous-cutanée, insufflation rectale, etc.)
En conclusion
L’ozonothérapie s’inscrit dans la médecine intégrative : elle complète les traitements conventionnels, sans les remplacer. Elle peut être envisagée pour les douleurs chroniques, les pathologies inflammatoires, les troubles circulatoires, ou dans une démarche de prévention et de régénération. Ce n’est pas une médecine miracle — c’est un outil précis, encadré et mesurable, qui apporte un bénéfice réel quand il est bien utilisé.
SERVICES
Vous souhaitez prendre rendez-vous ou vous avez des questions ? Notre équipe est là pour vous aider. Contactez-nous par téléphone ou par e-mail, ou rendez-nous visite à notre centre médical Belle-Croix
Téléphone
+41 26 652 35 00
bcmedical@hin.ch
Adresse
Rte de la Belle-Croix 4, 1680 Romont, Suisse